Le 4 février , une rencontre d’évaluation a marqué l’aboutissement du programme « Journalisme environnemental », une initiative structurante déployée dans le cadre du Programme d’Appui aux Médias en Tunisie (PAMT2), financé par l’Union européenne.
Dans un contexte de vulnérabilité climatique accrue et de pression croissante sur les ressources naturelles, le renforcement des compétences journalistiques en matière environnementale s’impose comme un enjeu stratégique majeur.
Ce programme a ainsi permis à une douzaine de journalistes de suivre un parcours spécialisé de sept mois, articulant formations théoriques, accompagnement éditorial personnalisé et visites de terrain.


Ces sorties ont été organisées dans le cadre du projet PAGECTE, mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement avec l’appui de la GIZ, favorisant un rapprochement concret entre professionnels des médias et institutions spécialisées.
À travers cette démarche intégrée, l’initiative vise à consolider un journalisme environnemental plus rigoureux, mieux documenté et en phase avec les défis écologiques du pays.
Cette rencontre a été l’occasion de souligner l’effet tangible du programme, tant par la bonification de la qualité des productions médiatiques, la diversification des formats de production (articles approfondis, productions audiovisuelles et productions soutenues par l’intelligence artificielle) que par le développement de l’interaction avec des institutions publiques experts comme l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) et l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED).
Au-delà de l’exercice d’évaluation, les échanges ont tourné sur les mécanismes à mettre en œuvre pour garantir la capitalisation et la pérennisation des acquis de cette dynamique. Représentants institutionnels, partenaires techniques et financiers que journalistes bénéficiaires de cette dynamique, tous ont souligné l’importance d’inscrire dans la durée ces acquis au sein de l’environnement médiatique national.
Et alors même que les enjeux environnementaux s’imposent progressivement au cœur du débat public, cette initiative pourrait acquérir un statut de tremplin vers un journalisme davantage rigoureux, plus spécialisé et pleinement impliqué dans le traitement des enjeux climatiques et écologiques du pays.